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18 juin 2024 Par Philippe Renaud Non

Alternatives des États-Unis à l'Uranium Enrichi Russe pour les Centrales Nucléaires

Alternatives des États-Unis à l'Uranium Enrichi Russe pour les Centrales Nucléaires

Les États-Unis cherchent activement à réduire leur dépendance envers l'uranium enrichi russe pour alimenter leurs centrales nucléaires. Voici un aperçu des principales alternatives envisagées :

Augmentation de la Production Domestique

Les États-Unis disposent de réserves d'uranium naturel sur leur territoire, notamment dans les États du Wyoming, du Nouveau-Mexique et du Colorado. Plusieurs projets sont en cours pour relancer et augmenter l'extraction et l'enrichissement de l'uranium sur le sol américain :

  • Réouverture de mines d'uranium comme le complexe Sunday Mine au Colorado
  • Développement de nouveaux gisements comme Coles Hill en Virginie par Consolidated Uranium
  • Expansion de 15% prévue d'ici 2027 de l'usine d'enrichissement Urenco au Nouveau-Mexique, qui fournit déjà 1/3 des besoins américains
  • Démarrage en 2023 d'une nouvelle usine d'enrichissement à Piketon, Ohio, par l'entreprise Centrus

Le gouvernement américain a alloué 2,7 milliards de dollars pour soutenir le développement de capacités domestiques d'enrichissement de l'uranium.

Diversification des Importations

Bien que cherchant à réduire leur dépendance, les États-Unis continueront d'importer de l'uranium enrichi d'autres pays comme :

  • Le Canada (27% des importations américaines en 2022)
  • Le Kazakhstan (25% des importations)
  • L'Australie, le Niger et d'autres producteurs

De plus, Washington fait pression sur ses alliés européens pour qu'ils réduisent également leurs importations d'uranium russe.

Coopération Internationale

Les États-Unis ont rejoint en 2023 le partenariat "Sapporo 5" avec le Canada, la France, le Japon et le Royaume-Uni visant à sécuriser la chaîne d'approvisionnement mondiale en combustible nucléaire. Cette coopération permettra de développer des capacités d'enrichissement supplémentaires en dehors de la Russie et de la Chine, qui dominent actuellement le marché.

Bien que la transition prenne du temps, les États-Unis sont déterminés à s'affranchir progressivement de leur dépendance envers l'uranium russe, à la fois pour des raisons de sécurité énergétique et géopolitiques suite à l'invasion de l'Ukraine par la Russie.